Histoire du Patrimoine de la Ville d’Aubervilliers

Nous vous laissons découvrir un document  (cliquez sur le lien ci-après)  vraiment passionnant qui nous apprend énormément sur l’histoire du Patrimoine de la Ville d’Aubervilliers . (Merci de cliquer sur le lien ) et l’architecture des plus beaux immeubles de la ville.

 

Chou-Aubervilliers

« Chou pour chou,
Aubervilliers vaut bien Paris »

« Dans son Dictionnaire, Quitard écrit que le terrain du village d’Aubervilliers était autrefois presque entièrement planté de choux qui passaient pour meilleurs que ceux des autres endroits, et que de là était venu ce proverbe employé pour égaler sous quelque rapport deux choses dont l’une est trop rabaissée, ou pour signifier que chaque chose a une valeur qui la rend recommandable.

Lorin ajouta : « La locution chou pour chou est très ancienne pour désigner le troc qu’on fait d’un objet contre un autre sans donner du retour, témoin la phrase suivante d’une charte de 1346, citée dans le Glossaire de Carpentier, au mot Cauleria : Par juste et loyal escange, chou pour chou. Mais il n’est pas avéré que dans cette phrase le mot chou ait été mis primitivement comme nom d’une plante potagère ; il est plus probable qu’il a été employé comme pronom démonstratif, suivant l’usage assez fréquent de nos vieux écrivains, et que chou pour chou a signifié cela pour cela.

« L’homonymie des deux choses a dû amener le changement d’acception, et donner lieu à cette addition : Aubervilliers vaut bien Paris, ainsi qu’au mot de Henri IV : Chou pour chou ; le mien est le mieux pommé. » Sully, dans ses Œconomies royales, chapitre X, fait dire ce mot à la reine mère, Catherine de Médicis. » (« Sources France Pittoresque.com)

Le présent dossier  « Patrimoine de la Ville d’Aubervilliers »  mis en lien constitue la contribution du Département de la Seine-Saint-Denis à l’élaboration du diagnostic du patrimoine de la commune d’Aubervilliers. Il propose les éléments qui pourraient être identifiés au titre de l’article L 123-1-7° du Code de l’urbanisme dans le cadre de l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme de la ville.
Ce dossier a été réalisé en concertation avec le Service Départemental de l’Architecture et du Patrimoine, les services patrimoniaux de la Direction Régionale des Affaires Culturelles et le Conseil
d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement, conformément aux objectifs du protocole de décentralisation culturelle entre l’Etat et le Département de la Seine-Saint-Denis signé en novembre 2001 et
coordonné par Olivier MEYER. Il s’inscrit dans une démarche de coopération avec les communes pilotée par Michel DESMARRES et dans le cadre des travaux de l’Inventaire départemental conduits par
Evelyne LOHR.
Ce dossier a été réalisé par  Recherche historique et inventaire :
Marie-Françoise LABORDE
Antoine FURIO (patrimoine industriel)
Benoît POUVREAU (patrimoine du logement social)
Claude HERON (inventaire archéologique)
Marc COURONNE (cartographie historique)

 Cliquez sur le lien : « Atlas Patrimoine d’Aubervilliers « 

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Aubervilliers Les Vertus

Ce film  magnifique raconte l’histoire de la Ville d’Aubervilliers et son église Notre Dame des Vertus.  L’Eglise Notre Dame des Vertus construite au XVème siècle  fait partie intégrante de l’Histoire de la Ville. Une série de miracles depuis 1336 va faire de l’église un très populaire lieu de pèlerinage. L’Eglise a été classée « Monument Historique » en Mars 1908. Héritage spirituel et culturel, l’Eglise de style jésuite aux macarons spiralés se dresse avec magnificence en plein cœur de la ville face à la Mairie.

Le temps de l’école à Aubervilliers les Vertus

Ce film magnifique nous fait voyager dans le passé et nous découvrons le temps de l’école à Aubervilliers dans  les années passées.

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Le petit Village d’Aubervilliers  dans des temps plus anciens…

Extrait Patrimoine Aubervilliers

« Rue Bernard-et-Mazoyer (239)
Ancienne rue du Midi au tracé en courbe, ce qui est relativement rare à Aubervilliers ou les rues reprennent les anciens chemins rectilignes longeant les parcelles agricoles. Elle présente, d’est en ouest, trois
parties distinctes. Une première, à partir du boulevard Victor-Hugo, composée de maisons basses, certaines étant probablement d’anciennes fermes. Une seconde, à partir de la rue de la Commune de Paris,
composée d’édifices assez ostentatoires, immeubles et bâtiments publics, construits autour de 1900 et bordant le square Stalingrad (à l’exception du centre administratif contemporain). Enfin, passée l’avenue
de la République, une troisième partie, plus hétéroclite, mais dont l’ensemble, de qualité, constitue une perspective harmonieuse, est composée de maisons, d’immeubles et de bâtiments industriels .
Les éléments les plus remarquables sont le n° 15 (1907, M. Larrey) (240) dont la façade de brique à reçu une décoration soignée : belles ferronneries, jeu de pierre et de brique évoquant le style Louis XIII,
écusson de pierre… A noter la décoration du hall d’entrée, porte en fer et en verre, mosaïque au sol et décor de stuc.
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Les deux angles de la rue avec l’avenue de la République sont occupés par les immeubles massifs construits aux alentours de 1900 (17 et 18 avenue de la République,) et s’inscrivant davantage dans la perspective de l’avenue que dans la composition de la rue. Le n° 17 (094), qui offre sur l’avenue une façade austère en pierre, se transforme complètement, côté rue, par des murs de brique polychrome très colorés.
Aux n° 25 et 27 (1923, H. Péping) : deux pavillons, semblables au niveau des gabarits (R+1+combles), de la silhouette générale, de la forme des toitures (à deux pans avec demi-croupe) et de la composition
des façades mais différents par leur décor et leurs matériaux. Au n° 30, le site de l’ancienne Société d’exploitation des moteurs Laraque s’intègre parfaitement au milieu urbain. Malgré la présence d’un
atelier coiffé de sheds, son petit gabarit et l’utilisation de la brique le rendent homogène. Enfin à l’angle de la rue André Karman s’élève un intéressant immeuble de brique, à pan coupé (1905, M. Larrey, Architecte)
Autre immeuble de M. Larrey : rue des Cités  au n° 50
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Larrey Marius (architecte) ; Lidière C. (entrepreneur)
Description : Situé à l’angle de la rue des Ecoles, ce bel immeuble d’angle à pan coupé de quatre étages comporte quatre travées donnant sur la rue des Ecoles, un pan coupé en oriel arrondi percé de trois baies entre les 2e et 4e étages et quatre travées donnant sur la rue des Cités. Sur chacune des façades, une travée sur deux est en oriel. Les façades sont en pierre blanche, brique et ciment. Le rez-de-chaussée est en maçonnerie recouverte d’un enduit imitant la pierre de taille (amonit). Une partie du 1er étage est revêtue d’enduit, tandis que la base des oriels et des balcons est en imitation pierre. Des motifs végétaux ornent en abondance les balcons et un visage féminin décore la base de l’oriel situé au-dessus de la porte d’entrée. Les oriels et les linteaux des baies sont en brique de deux teintes différentes. Une inscription sur la façade porte « M. Larrey architecte C Lidière entrepreneur. 1908 ».

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Les principaux architectes du début du XXe siècle à Aubervilliers
« Inscriptions sur les façades ou dépouillement des permis de construire font apparaître la présence très forte de quatre architectes  sur la Ville d’Aubervilliers qui ont construit la plupart des immeubles bourgeois de la commune, de la fin du XIXe siècle au début des années 1930. Il s’agit d’Alfred Lesieur, Henri Péping, Marius Larrey et Adolphe Gérard. Ils sont également les auteurs de maisons, de bâtiments industriels ou, plus rarement, agricoles (ferme laitière au N°10 rue Henri-Murger par A. Lesieur en 1913).
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Ces dernières réalisations étant de moindre importance elles sont beaucoup moins connues ou conservées. Adolphe Gérard semble avoir été diplômé, tandis que ses trois confrères ne l’étaient pas.
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A cette époque,aucun diplôme n’était exigé pour exercer, il suffisait d’avoir des clients et de payer une patente. Les architectes non diplômés se regroupaient dans des associations telle que la SABP, la Société des architectes de la banlieue de Paris, fondée en 1910 et dont faisaient partie les architectes concernés par ce chapitre. Ces sociétés les aidaient à faire face à la concurrence émanant d’une part de l’auto-construction due aux particuliers et d’autre part à celle des architectes diplômés. Ne pouvant que difficilement accéder à la commande publique et à celles de la Capitale, ils travaillaient en banlieue et essentiellement pour une clientèle privée. Le manque de reconnaissance par leurs pairs, issus des principales écoles comme celle des Beaux-arts, et le besoin de publicité pour leurs agences, les incitaient à signer leurs œuvres : ils gravaient systématiquement leur nom sur les façades des immeubles, contrairement aux architectes diplômés. Il faut noter que les architectes non diplômés, formés sur le tas, représentaient 25% des praticiens en 1935.
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Si Alfred Lesieur et Henri Péping étaient natifs d’Aubervilliers, Marius Larrey était auvergnat et ils étaient tous d’origine modeste. Sur Adolphe Gérard, nous n’avons pas d’informations à l’heure
actuelle, à l’exception de ce que nous disent les permis de construire.
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L’œuvre de ces quatre architectes à Aubervilliers a pour point commun d’être assez diversifiée. Aucun d’eux n’a développé un style personnel. De fait, il n’est pas évident d’identifier spontanément
leurs constructions. Ils ont su suivre les modes, le plus souvent avec talent, sans imposer leur griffe. Il n’en reste pas moins que leurs œuvres tiennent une place importante dans le paysage albertivilla-
rien. A ces quatre architectes, il faut ajouter leur confrère architecte voyer Prévost, qui a exercé jusque vers 1930 et à qui est revenue la charge des équipements  municipaux.
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